Brillat-Savarin

"Convier quelqu'un, c'est se charger de son bonheur pendant tout le temps qu'il est sous votre toit"
Jean-Anthelme de son prénom, naquit dans le Bugey, à Belley le 2 avril 1755. Ce n'était pas Paris mais la province dont Balzac écrit " le défaut d'occupation et la monotonie de la vie attirent l'activité de l'esprit sur la cuisine ". Issu d'une famille d'hommes de loi, il embrasse la carrière paternelle et devint même politicien, mais gagnera ses lettres de noblesse en qualité d'écrivain-gourmet et d'épicurien. Car au  début du XIXème siècle, l'art de la cuisine française ayant atteint sa maturité, trouve chez Brillat-Savarin son expression littéraire. L'écrivain de la psychologie du goût aborde dans son ouvrage des problèmes qui n'avaient jamais été discutés. Il se livre à une analyse très poussée de la mécanique du goût. Il discourt sur la maigreur et l'obésité, sur l'influence de la diète sur le repos, le jeûne, l'épuisement et la mort. Son essai est à la fois un témoignage du goût de la bonne chère caractéristique de l'homme civilisé et un traité de gastronomie, riche de réflexions philosophiques, maximes, aphorismes et conseils qui forme un tout unique en son genre et tient de l'essai autant que des mêmoires."

Carnet d'Epicure