Cordon-bleu

Le 31 décembre 1578, le roi Henry III institue « l’ordre du Saint-Esprit », dont le symbole était la croix du Saint-Esprit suspendue à un ruban bleu. Plus tard on attribuera fictivement le titre de « cordon-bleu » à des personnes expertes dans leur métier. L’expression cordon-bleu apparentée à la cuisine, semble faire référence aux somptueux déjeuners organisés au XVIIe siècle par de nobles gastronomes, tous détenteurs de l’ordre du Saint-Esprit. Mais elle ne s’applique réellement aux cuisinières qu’en 1895, lorsque la journaliste Marthe Distel publie un journal de cuisine intitulé « La Cuisinière Cordon-Bleu ». Devant le succès de sa revue, elle organise des « cours de cuisine, puis fonde avec le cuisinier Henri-Paul Pellaprat l’école du Cordon-Bleu. Aujourd’hui avec vingt-sept écoles à travers le monde, Le Cordon-Bleu est reconnu comme une des meilleures formations culinaires. Quand au fameux cordon bleu de volaille (une escalope roulée autour de jambon et de fromage, puis panée), elle trouve peut être son origine en italie où les cuisiniers se servaient de cordelettes bleues pour ficeler les deux escalopes avant de les farcir et de les paner.

Carnet d'Epicure