Haricot Coco de Paimpol

Sur la pointe de l'Arcouest, où les champs dominent la mer du haut des falaises de granit, certains se souviennent encore d'Alban, breton de la Marine Nationale, qui, un jour de 1928 rapporta d'un périple en Amérique Latine une graine qui allait devenir le fleuron du Trégor-Goëlo, le coco de Paimpol. D'abord cultivé dans les jardins des femmes de pêcheurs, il saura vite se faire apprécier. Légume purement énergétique consommé en sec durant la guerre, il passera, dès 1948, au rang de légume d'exception dégusté en demi sec.
Sa culture est toujours menée traditionnellement et chaque année entre juillet et octobre, essentiellement fin août début septembre, les "plumeurs" (cueilleurs à la main) se penchent sur ce haricot à la superbe et séduisante robe jaune paille marbrée de violet. L'ouverture de cette gousse dévoile alors le vrai trésor du terroir, de jolis grains de nacre, au caractère à la fois rustique et tendre, savoureux.

Carnet d'Epicure